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L’avenir de la planète sera en plastoc

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À l’heure où au Maroc des milliers de personnes sont à la recherche d’un trésor gardé par un djinn, et où le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, met le paquet pour mettre le grappin sur celui qui a crié en premier « Akhannouch dégage !» lors d’un bain de foule royale, l’avenir de la planète se joue autour de la table des 7 seigneurs. À vrai écrire, ce n’est guère de la destinée de la Terre dont il s’agit, mais plutôt de la durée du compte à rebours relatif à l’existence des êtres terriens. En effet, à l’heure de la mise sous presse, le sommet du G7 vient de s’achever sous le ciel canadien par une volte-face aussi inattendue que déraisonnable du dictateur de la planète, l’Homme orange (Donald Trump). Après avoir négocié âprement les 28 points de la nouvelle charte de ce sommet, et après avoir donné un accord de principe, le Président américain a finalement retiré son soutien via un tweet depuis Air Force One sur ce qui semble être un véritable coup de tête. Hormis les différents commerciaux sur fond de surenchère douanière et autres considérations mercantiles, le point le plus important de cet accord concerne la pollution des océans. À en croire la chancelière allemande, Angela Merkel, la nouvelle charte, qui n’avait pas encore été publiée par les organisateurs canadiens lors du retrait américain, prévoit de passer d’ici 2030 au recyclage de 100% des plastiques. Or, d’après le communiqué final du sommet, seuls le Canada, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ainsi que l’UE ont signé la nouvelle charte contre la pollution plastique des océans ; le pays des samouraïs (Japon) préférant singer les États-Unis par lâcheté ou intérêt, au fond cela revient au même !

Pour rappel, deux jours avant l’ouverture du G7 (désormais G5+2), l’association WWF avait publié un rapport alarmant à propos des rejets de  plastique dans la Méditerranée. L’association parle d’une concentration de micro-plastiques (résidus de moins de 5 millimètres) dans cette mer quasi fermée quatre fois plus élevée que dans les « continents » de déchets plastiques recensés dans les océans. Toujours selon l’ONG qui préconise un accord mondial immédiat pour sauver ce qu’on peut encore sauver, ce niveau record a fini par empoisonner toute la chaîne alimentaire méditerranéenne jusqu’à atteindre l’homme – l’arroseur arrosé en somme.

C’est donc clair comme l’eau de roche : avec le désistement de la première et la troisième puissances économiques mondiales, l’avenir de nos mers et océans s’annonce en plastoc, surtout lorsque l’on sait que  634.000 kilos de déchets sont déversés dans les océans chaque seconde, soit 20 milliards de tonnes de déchets par an.

 

K.B