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Ces Marocaines tueuses d’enfants

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Certains l’attendaient de pied ferme, quelques-uns s’en foutent royalement et d’autres – la majorité – ignorent jusqu’à sa présence. Et pourtant, le papier vaut son pesant d’or. Il s’agit du premier rapport annuel du Chef du parquet depuis que celui-ci est passé sous l’autorité du procureur général du Roi près de la Cour de cassation. Au-delà de la mise en œuvre de la politique pénale et de l’amélioration du rendement du ministère public qu’il aborde, ce rapport extrêmement détaillé lève le voile sur des données exhaustives concernant la criminalité dans le Royaume. Une véritable caverne d’Ali Baba du crime. Nous avons décidé d’en faire une saga, « Saga criminelle », avec chaque semaine le dépeçage d’un phénomène criminel. Et, nous avons choisi de commencer par le plus immoral à nos yeux : l’infanticide.    

Les mamans diaboliques

Ils sont 25 anges à avoir rendu l’âme en 2017 suite à des violences commises par leurs propres mères pour la plupart ; et encore, il ne s’agit là que de cas déclarés. 11 de ces enfants ont été tués, parfois massacrés, volontairement, les 14 autres ayant succombé à leurs blessures sans que leurs bourreaux n’aient eu la volonté de donner la mort. Ces infanticides ont conduit quelque 57 individus devant les tribunaux. En outre, dans la même année, 35 enfants ont été victimes de coups et blessures ayant provoqué une infirmité à vie. À titre comparatif, le voisin algérien compte une trentaine de meurtres d’enfant par an. Avec une population algérienne supérieure de 15% à la population marocaine, on est plutôt bien loti !

Pédophilie, championne toute catégorie

Des violences faites aux enfants, les actes pédophiles sont largement en tête. Selon le parquet, ils sont 1.909 victimes juvéniles à avoir subi des actes qualifiés d’attentat à la pudeur avec ou sans violence dont les trois quarts sont des filles. Toutefois, « attentat à la pudeur » n’est guère « viol », car aussi incroyable que cela puisse paraître, juridiquement, un viol n’est considéré comme tel que s’il y a preuve de pénétration par voie vaginale. Aux yeux de la loi donc, un garçon ne peut être violé, ou une fille forcée de pratiquer une fellation ou pénétrée analement n’est pas considérée comme violée, une ubuesque aberration de plus dans le code pénal du pays. Mais bon ! Passons. En ce sens, en 2017, 494 fillettes ont été victimes de viol, soit plus d’une par jour, contre 0 garçon !

Enfin, une bonne nouvelle dans ce bas monde, d’après le bilan annuel 2017 de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale), le taux d’élucidation des crimes a atteint 92%, autrement dit : la police marocaine est deux fois plus efficace que celle des États-Unis avec toutes ses ressources humaines et techniques, parole de flic !

K.B